Du matin au soir j’aime tes yeux candides
Tu portais la poussière du sud brûlant
Et nous sommes sortis un soir de juillet
On a commencé de se dire les mots
Je ne crois pas la parole du soleil
Rapidement j’ai su que tu m’attendrais
Qu’il faudrait que je taille ma route ainsi
Même la mesure a trouvé son silence
Et du soir au matin, j’aimerai tes yeux
Dans le lit, dans la chambre obscure et lavée
Et je me matérialise auprès de toi
J’ai apparu dans la lumière infinie
Nous voilà deux ombres que la nuit dérange
Le sol est lavé des espoirs de jadis
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